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Méthodes de valorisation des stocks : pourquoi le FIFO est privilégié

  • Photo du rédacteur: E. BERTON
    E. BERTON
  • 11 mai
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 17 mai

Bonjour à tous, je vous propose un bref éclairage sur la gestion des stocks, et plus particulièrement sur les raisons de l’obligation d’utiliser la méthode FIFO pour leur suivi et leur déclaration fiscale, dans une logique de conformité réglementaire.

 

Homme analysant des stocks dans un entrepôt rempli de boîtes en carton. Il est concentré. Les étagères sont organisées et symétriques.
Valorisation des stocks, l'important de la conformité réglementaire.

À la clôture de chaque exercice, l’entreprise dresse l’inventaire de ses stocks et doit les valoriser, c’est-à-dire en déterminer la valeur afin de les inscrire au bilan. Ils constituent en effet une composante du patrimoine de l’entreprise.

Les stocks regroupent les biens utilisés dans le cycle d’exploitation : ils sont soit revendus tels quels, soit consommés au cours du processus de production.

En matière de gestion des stocks, la valorisation des sorties lors du calcul du coût de production, ou du coût de revient après stockage, se fait suivant trois méthodes d'évaluation :

  • La méthode du coût unitaire moyen pondéré (CUMP) ;

  • La méthode du coût réel qui met en exergue la notion de lot par article. C'est à dire les éléments stockés ayant le même coût à l'entrée en stock. C'est la valeur du lot prélevée dans le stock qui est retenue. Elle se décompose en différentes variantes :

                           o la méthode FIFO du Premier Entré, Premier Sorti

                           o la méthode LIFO du Dernier Entré, Premier Sorti

                           o la méthode de prélèvement d'un lot spécifique

  • La méthode de la valeur de remplacement, Next-In, First-Out (NIFO).

 

Les entreprises doivent choisir la méthode la mieux adaptée à leur activité afin d'optimiser la valorisation de leur stock. Une valorisation erronée impacte forcément le résultat de l'entreprise, et donc son imposition.

A savoir que la méthode de valorisation des stocks doit rester la même d'une année sur l'autre.

 

La méthode du First In First Out :

Le FIFO repose sur une règle simple : les articles entrés ou fabriqués en premier sortent en premier. Autrement dit, on consomme d’abord le lot le plus ancien.

Aussi appelée « méthode de l’épuisement des lots », elle consiste à prélever les stocks dans l’ordre d’entrée, de façon continue et chronologique.

Comptablement, les premières sorties sont donc valorisées au coût des premières entrées.

Le FIFO suit mieux la dynamique des prix et favorise une gestion cohérente face à l’usure et à l’obsolescence. Il incite à écouler les articles les plus anciens avant qu’ils ne se détériorent ou ne soient remplacés par des versions plus récentes.

Elle est particulièrement adaptée aux produits périssables ou sensibles à la dégradation. Une conservation prolongée est donc à éviter (par exemple : colles, résines, certains composants électroniques comme les condensateurs électrochimiques, ainsi que les piles et batteries).


Inconvénient du FIFO : en période de fortes variations de prix, la méthode répercute avec décalage les coûts d’achat récents. La valeur totale du stock peut alors augmenter même si les quantités diminuent, ce qui peut donner une impression artificielle de profit.

Et la pour la méthode LIFO ?

Quant à la méthode LIFO, elle est couramment utilisée aux États-Unis mais strictement interdite en France, décision suivi par l'IFRS, le référentiel de normes comptables en vigueur pour les sociétés européennes, du fait que le LIFO révèle des chiffres d'inventaire obsolètes et sous-estime les bénéfices pour un revenu imposable inférieur.


Et pour les autres méthodes ?

Ces méthodes existent et restent surtout employées (et autorisées) dans d’autres régions du monde. En revanche, elles ne sont pas admises en France ni en Europe : leur intérêt est donc limité dans notre cas, mais vous pourrez utiliser votre moteur de recherche préféré pour en savoir plus.



En conclusion,

Aucune méthode n’est parfaite pour valoriser les sorties de stock : chacune conduit à une estimation différente du stock final. Toutefois, l’exigence réglementaire prévaut : en France, seule la méthode FIFO est admise par l’administration fiscale et par les normes IFRS applicables en Europe. Son application s’impose donc.

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