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Les RPS : La charge mentale.

Dernière mise à jour : oct. 14

A l'heure de la COVID-19, du recours au télétravail et au confinement, nous avons vu réapparaitre l’expression de "charge mentale", terminologie qui pour beaucoup reste flou.
Sans prétentions et réalisé à l'aide de différentes lectures de vulgarisation, vous trouverez ci-après quelques points d'explication permettant de mieux appréhender ce qu'est la charge mentale et d'où provient-elle.


1. Quid du fonctionnement du cerveau

Notre cerveau a deux modes de fonctionnements : automatique et analytique (ou réflexif).

Si vous prenez toujours le même trajet en voiture, on parle de mode automatique, de charge mentale modérée.

Si vous prenez un trajet différent qui nécessite plus d'attention, on parle de mode analytique. Ce mode est plus coûteux en énergie et en effort de concentration, donc en charge mentale.»

En résumé : le mode automatique est moins générateur de charge mentale que le mode analytique, mais ce mode pose d'autres problèmes notamment en matière de sécurité.


2. Une question de quantité et de durée.

En simplifiant, la charge mentale s'illustre souvent comme le fait d'avoir sans cesse le cerveau en ébullition, ne plus arriver à déconnecter, avoir des milliards de choses à penser et à faire. C'est un travail permanent qui épuise. Dans cette illustration, la charge mentale renvoie à une question de quantification du travail à réaliser. Mais la charge mentale représente aussi des structures d'apprentissage impliquant la mémoire à long terme, celle qui stocke nos connaissances dans une boîte plus ou moins permanente.

La mémoire à court terme (également appelée la mémoire de travail) les sollicite et les active. Or cette dernière est limitée en capacité et en durée. Il semble admis, que nous ne pouvons pas gérer plus de quatre à sept éléments d'informations simultanément et ce dans un temps assez court variant de deux à trente secondes. Le résultat de cette limitation est que plus on multiplie des opérations mentales en peu de temps ce qui conduit à renforcer la charge mentale.


3. Excès de travail VS Travail bâclé.

En terme de charge mentale, la quantité ne fait pas tout, la qualité s'invite aussi au tableau et on parle alors de charge mentale éthique, pour désigner celle qui a une dimension psychique, due au conflit au travail. En psychologie du travail, on appelle cela la qualité empêchée, car la charge mentale est aussi liée à la possibilité donnée ou non à un individu de travailler mieux.


4. La charge émotionnelle Vs la charge mentale

La charge émotionnelle est différente de la charge mentale, elle correspond à l'accumulation de ressentis négatifs : Être fatigué dès le réveil, redouter le coucher en cas de troubles du sommeil, être sur le qui-vive ou constamment à fleur de peau…

La charge mentale renvoie elle des problématiques liées à l’organisation, la répétitivité, la quantité et à la programmation des tâches.


5. Effort mental Vs l'effort physique

Il y a beaucoup d'analogie entre effort mental et effort physique. Un effort mental prolongé entraîne une diminution des performances, de l'attention, de la mémoire de travail, de la concentration… On risque d'être moins résistant aux impulsions émotionnelles, de s'énerver plus facilement, de vouloir abandonner, de choisir des solutions de facilité. Il faut avoir conscience de ses limites, tout comme lors d'un effort physique.

Nous ne sommes pas tous égaux devant l'effort mental, mais un entraînement régulier permet d'accroître ses capacités.



Les informations qui ont permis de rédiger ce post proviennent du n° 278 de la revue Management d’octobre 2020.
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